Ceci est la troisième étape de notre bike trip avec mon amoureuse et ses deux frères.
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On s'amuse bien à Waarde, chez notre ami qui s'occupe de sa ferme énorme et de ses gros tracteurs. Aussi, nous ne devons pas trop trainer car mon amoureuse à des rayons en moins sur sa roue arrière, il faut réparer avant que ça ne se casse encore plus. Il y a un magasin de vélos dans le village voisin.
Les deux autres garçons partent à 9h00, direction Tervuren. Hélène part réparer sa roue, moi je l'attend tout seul à la ferme, je range les affaires, je charge mon vélo et je regarde la carte. On a décidé d'aller jusqu'à Anvers en suivant la mer, et de prendre le train jusque Bruxelles.
Hélène ne trouve pas le magasin et revient bredouille, elle s'est trompée de village, elle en a marre. Notre ami passe avec son tracteur alors qu'on est sur le point de partir avec la roue cassée en espérant croiser un magasin à Anvers. Il nous propose d'échanger la roue de son propre vélo contre notre roue cassée. Il ira la faire réparer plus tard. Comme ça, on peut repartir tranquilles. Super sympa!!!
Le temps de de faire l'échange des roues, il est l'heure de manger. On se fait inviter chez les voisins d'en face... Au début on voulait juste qu'ils nous prêtent une pompe, finalement ils nous invitent à manger. C'est un couple de retraités, il partent faire des randonnées dans le Nord, Pas de Calais cet été et ils nous demandent conseil. On ne parle pas la même langue mais notre ami fait le traducteur.
Ce qu'on mange est un peu bizarre... Une omelette sur du pain de mie, du fromage sur une brioche sucrée, c'est bizarre mais j'aime bien. Notre ami nous dit que les hollandais mangent n'importe comment.
Finalement on pars à... 14h00. C'est beaucoup trop tard, mais ce n'est pas grave, on ne va qu'à Anvers, il n'y a que 40 km.
On commence par suivre la mer, c'est tout plat, on voit des moutons, des champs énormes, des serres... La campagne. On continue de suivre la mer, et au loin on aperçoit des bateaux, une centrale nucléaire, des usines. à un moment on se retrouve sur une tout petite route, la mer est à droite, la rivière est à gauche, c'est un peu déroutant. la route n'est pas sur la carte, même google maps ne la connait pas (sur l'itinéraire joint, google nous fait faire une boucle).


D'un coup, après avoir longé un énorme golf, on se retrouve sur une grand route, on passe la frontière et on arrive sur une zone industrielle. Un truc énorme!!! Plein d'usines!!! BASF, Monsanto, Bayer... Que des bonnes choses bien chimiques. Il y a plein de camions, on passe plusieurs écluses et on y voit des énormes cargos plein de containers, d'un coup on comprend ce que viennent faire tout ces camions.



Ce qui est étonnant, et c'est comme ça partout en Hollande, c'est qu'on reste sur une piste cyclable... On est sur une grande zone industrielle, une route à deux fois deux voies, et on a une piste cyclable sur le coté. De temps en temps, la piste cyclable traverse la route, il y a des feux tricolores et un bouton. Quand on appuie sur le bouton, tous les camions s'arrêtent pour nous laisser passer. C'est grisant!
La piste cyclable est fléchée, il y a des repères chiffrés un peu partout. À chaque fois qu'on passe un repère, on trouve une grande carte avec les repères suivants, nous n'avons qu'à suivre les flèches numérotées pour trouver notre route. C'est inattendu, et c'est cool!
On passe par Lillo, un petit détour de 2 km. Lillo c'est un petit village portuaire... Quand la zone industrielle a été construite, tous les villages qui se trouvaient là ont été rasés... Sauf celui là. Il reste une trentaine d'habitations, une église, de nombreux restaurants et des bars. On a pas le temps de s'arrêter, il est 16h00... Dommage, on aurait bien bu une bière, troisième jour en Belgique et on en a toujours pas bu une seule.

Au milieu de toutes ces usines, on trouve aussi la centrale nucléaire, des éoliennes, un quai de chargement pour les containers. Il est 16h45, les ouvriers sortent des usines, ils prennent le bus ou la voiture. On se fait doubler par des ouvriers en vélo. Ils font moins de route que nous et sont moins chargés. Ils nous regardent, un peu amusés.
On pense arriver à la fin de la zone industrielle mais on aperçoit d'énormes cuves... Le logo est celui de Total... On arrive sur une énorme raffinerie, en fait... Il y a trois raffineries, Total, Fina, Exxon. En passant devant l'entrée de Total avec notre vélo, on rigole un peu. Ça pue, on aura tout eu. Produits chimiques, insecticides, OGM, et raffineries. C'est un peu dégueulasse mais c'est rigolo à voir.
Sur la dernière ligne droite, on se fait doubler par deux ouvriers de chez Total. En fait, ils restent à notre hauteur et commencent à taper discute. Ils sont flamands mais parlent bien français. Le gars nous explique tout, il travaille chez Total, il nous montre les trois raffineries, nous explique qu'Anvers est le deuxième pôle mondial de la chimie, qu'il a bossé dans plusieurs usines ici, que les billes de plastiques fabriquées dans cette usines là partent dans d'énormes tuyaux pour être transformées en vêtements dans une autre usine, de l'autre coté... Qu'il nous reste encore une dizaine de kilomètres avant la gare d'Anvers. Finalement, on parle bien, et on roule bien aussi.
Les deux ouvriers font 44 km en vélo par jour pour aller à l'usine et en revenir (marrant pour des employés de chez Total). On doit un peu forcer l'allure pour rester à leur hauteur mais ça nous fait du bien, on commençait à s'endormir avec toutes ces odeurs et ces usines qui se ressemblent toutes.
On arrive à Anvers, l'un de nos nouveaux copains nous montre où aller pour trouver la gare. On passe vite fait dans le centre d'Anvers. C'est beau mais on a pas le temps de faire du tourisme, on doit encore prendre le train pour Bruxelles.


On entre dans le train aux alentours de 18h30. Direction Bruxelles. Il est tard et on en a un peu marre. On a pas fait beaucoup de vélo mais on est partis trop tard, les deux garçons vont certainement arriver avant nous, sans avoir pris le train. Il y a encore pas mal de vélo à faire entre Bruxelles et Tervuren, on s'imagine arriver à minuit si on continue à trainer comme ça.
À Bruxelles le train passe au ralenti dans le quartier des putes, il y a des filles dans les vitrines, j'ai déjà vu ça à Amsterdam, mais là je ne m'y attendait pas, c'est un peu hallucinant de regarder par la fenêtre d'un train et de voir toutes ces gonzesses à moitié à poil derrière une vitre.
On décide de faire les grosses feignasses et de prendre le métro et le tram. Ainsi on arrive presque devant la maison de nos hôtes. On a économisé notre temps et nos jambes. Il est quand même presque 21h lorsque l'on arrive.

Les deux frères d'Hélène sont déjà là, ils sont arrivés depuis une heure et nous on préparé à manger. Ils ont roulé 130 kilomètres sur la journée, ils nous avouent qu'ils en avaient un peu marre à la fin de la journée. Nous, on a fait 60 km. On avait prévu qu'il n'y au aurait que 40 mais on a fait un petit détour à Lillo, on a aussi tourné un peu pour réparer le vélo le matin (allers et retours dans la ferme qui est quand même assez grande), il y a aussi la fameuse marge d'erreur qui nous a déprimé les deux premiers jours.
60 km sur la journée, ce n'est pas de trop mais c'est pas mal. On est content de notre journée, même si on se dit qu'on aurait du moins trainer au matin histoire de ne pas arriver si tard le soir.
Cette fois ci, nos hôtes ne sont pas des agriculteurs bio. Ce sont des fanas de voyages en vélos dont on a trouvé l'adresse sur un site web spécialisé. Ils sont sympa, ils nous montrent les photos de leurs voyages en vélo... Maroc, cap nord... Des supers fans!!! La maison est grande, on dort dans les chambres des enfants (qui ont déjà quittés le nid). On a une douche dans la chambre, la classe!!!
Pour demain, on décide de partir à quatre et de s'arrêter quand on voit une gare et qu'on est un peu trop fatigués pour laisser les garçons finir tout seul. Si on ne se fatigue pas, on fera même tout le chemin ensemble, après tout, on est pas trop fatigués, on peut envisager une grosse étape.