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Balise - manipulation

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jeudi, avril 21 2011

Se faire niquer par le gaz de schiste

On s'est encore une fois bien fait niqués, sur toute la longueur.

Un gaz de schiste, c'est quoi?

En fait, on s'est rendu compte que, au plus profond de notre sol, dans des roches, il y avait du gaz et du pétrole qu'on pourrait extraire... Cool, diront certains, surtout quand on se rend compte que le seul bassin parisien contient des réserves qui permettraient de fournir autant d'énergie qu'un pays comme le koweit, pendant 70 ans!

Le problème dans tout ça, c'est que pour extraire du gaz de schiste, on utilise un "super karcher", en gros, on balance de l'eau à très haute pression pour faire "exploser" la roche. Quand on dit "eau", c'est un mélange d'eau et des pires produits chimiques qu'on ait jamais produit.

En gros, le gaz de schiste, c'est :

  • une nouvelle réserve d’énergie (plus besoin de changer les choses, cool, on peut continuer la pétrochimie, les grosses bagnoles, et tout ça... Youpi!!!)
  • Une modification du paysage impressionnante (des puits énormes un peu partout).
  • Une pollution accrue de la terre (avec des risques de contamination des nappes phréatiques). Aux États Unis où ce procédé est déjà utilisé, dans certains villages, l'eau du robinet est devenue inflammable.

On s'est fait niqués

Ha ben oui, parce que nous, on était habitué à utiliser du pétrole et du gaz, et limite, ça nous faisait un peu peur de voir qu'il n'y en aurait plus.

Du coup, les prix à la pompe ont augmenté parce que le pétrole devenait rare. Plutôt que de chercher une alternative, on s'est dit qu'on paierait un peu plus cher et que ce serait pas très grave.

Et puis, maintenant qu'on s'est habitués à payer plus cher, on nous dit qu'il y a plein de réserves, ça servait à rien de s'inquiéter en fait, on était cons! Du pétrole y'en a PLEIN!!!

Du coup, bientôt, on sera prêt à voir nos paysages être détruits, et notre eau contaminée, c'est ça ou plus de voiture, de toute façon on a pas le choix. Le patron de Total l'a dit "Si on ne fait rien (qu'on autorise pas l'extraction des gaz de schiste), le prix à la pompe attendra bientôt 2€ le litre..."

J'avais parlé il y a quelques temps des stratégies de manipulation des masses. Encore une fois, on peut dire qu'on a bien été manipulés par l'industrie de l'énergie.

Et que peut on faire?

Rien,à part se révolter, militer.

Le plus accessible pour nous c'est encore de refuser tout ça, arrêter d'utiliser la voiture par exemple. Refuser de consommer tout ce qui est trop consommateur d’énergie, cultiver ses légumes soi même, ne pas manger trop de viande, arrêter de surconsommer et de changer de portable/ordinateur/Ipad/chaussures/télé/vêtements... aussi régulièrement.

C'est parce qu'on a toujours envie d'en avoir plus qu'on est prêt à détruire nos écosystèmes. Et si on commençait à se contenter de ce qu'on a?

samedi, novembre 20 2010

Les 10 stratégies de manipulation des masses

J'ai eu l'occasion de lire ce document qui s'appelle les "dix stratégies de manipulation". Un liste élaborée par le linguiste Nord Américain Noam Chomsky.

Un document à mettre entre toutes les mains... Je suis un peu déprimé en lisant mon journal et je me dis que le monde devient de pire en pire...

Je me dis que si plus de gens lisaient ce genre de documents, on n'en serait pas là à élire des gouvernants pourris, et à faire marcher, sans s'en rendre compte, ce système injuste.

Le texte est reproduit plus bas dans son intégralité, à mettre entre toutes les mains.

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

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