Je lisais ça l'autre jour je ne sais plus trop où. Notre cerveau est toujours tiraillé en par deux avis opposés, un peu comme dans les dessins animés, sauf que ce n'est plus un diable et un ange qui se battent, c'est notre tendance à la procrastination qui se bat contre notre aspiration au bonheur à long terme....
Il y a notre "moi intérieur" durable et notre "moi intérieur" immédiat. L'un voudra penser à notre bonheur à long terme et l'autre pensera à notre bonheur immédiat. Par exemple, le "moi durable" me fera acheter des fruits, mais à cause de mon "moi immédiat", ces fruits pourriront dans la corbeille car je vais préférer manger des biscuits.
Quand on comprend ça, on comprend aussi pourquoi on est capable de passer des heures devant des trucs débiles à la télé ou devant des jeux vidéos. On comprend aussi pourquoi la société de consommation fonctionne aussi bien.
Dans le monde d'aujourd'hui, notre "moi immédiat" est sans cesse sollicité, on appelle ça le monde sécularisé.. "Mange ma glace, elle est bonne", "Achète ces fringues, vite, sinon ce sera passé de mode", "arrête d'économiser, prends un crédit"... Et ça marche!!
L'élite qui nous gouverne l'a bien compris et abuse de notre "moi immédiat" tous les jours.
Et ça dépasse le débat politique, à droite comme à gauche, si on y réfléchit, l'objectif principal est bien souvent d'augmenter notre pouvoir d'achat, c'est à dire notre pouvoir de consommer tout de suite et de satisfaire notre bonheur immédiat.
Rares sont les politiques qui nous proposent un bonheur durable, à part peut être les écolos.
On pourrait aussi mourir en ne vivant jamais le bonheur à force de penser au futur.
À une époque, c'était un peu ça, on nous faisait croire à un paradis après la mort, il fallait passer sa vie à être bon et à donner à l'Église, sacrifier sa vie sur terre pour penser à la vie après la mort, il y a eu de nombreux abus, beaucoup de clercs se sont enrichis, et puis, il y a eu une révolution, même plusieurs.
Aujourd'hui, l'Église est montrée du doigt comme étant vieille et dépassée. L'important est de vivre maintenant, rien à foutre de l'enfer, il faut consommer. Ainsi, le peuple consomme, travaille, et consomme. Il devient ainsi l'artisan de son propre malheur.
Au final, les deux modèles sont complètement opposés. Faut il "penser au bonheur immédiat en hypothéquant le futur" ou "penser au futur en se privant de tout dans l'immédiat"? Je ne sais pas, j’essaie de trouver un juste milieu. La seule chose que j'ai comprise c'est que ces deux modèles sont dangereux quand ils sont promus pour aliéner les peuples.

